Les tombes du Commonwealth
Le 17 juin 1940, le Lancastria, un paquebot anglais de la Cunar Line réquisitionné par le gouvernement britannique au début de la seconde guerre mondiale, mouille son ancre au large des côtes de Saint-Nazaire. Dans une France en pleine débâcle face à l’armée allemande, sa mission était ce jour là d’embarquer le maximum de militaires et de civils afin de les ramener au Royaume-Uni. Ainsi, toute la matinée, le Lancastria, par l’intermédiaire de navires venus des côtes, embarqua hommes, femmes et enfants. A l’heure du déjeuner, les ponts étaient chargés de milliers de réfugiés. D’après certains témoignages, il y avait ce jour là plus de 9000 personnes à bord, la plupart étant des militaires anglais. D’un coup, venant du ciel, un bruit d’avion. Un bombardier allemand apparaît alors et largue une salve de quatre bombes qui déchire le paquebot. Le Lancastria, touché à 15h48, s’incline à bâbord à 15h50, sa cheminée disparaît dans la mer à 16h02, et à 16h12, en seulement 24 minutes l’ancien transatlantique est coulé. Les navires se trouvant à proximité portent assistance aux naufragés mais cela se révèle insuffisant. Ce jour là, entre 4000 et 7000 personnes à avoir embarqué périssent, faisant de ce naufrage, l’une des plus grande tragédie maritime de tous les temps. A l’époque, ce drame ne fut pourtant pas très médiatisé, les alliés préférant étouffer l’affaire pour de pas miner encore plus qu’il ne l’était le moral des hommes. Toujours est-il que les corps des victimes vinrent s’échouer sur les côtes atlantiques, et notamment à Beauvoir-sur-Mer. C’est pourquoi grâce à la commission impériale des sépultures militaires britanniques et aux autorités françaises, ces victimes furent inhumées dignement. Ainsi, 6 tombes du Commonwealth sont visitées chaque année par des britanniques.

